Plaidoyer pour Pluton

par Daniel Cologne
 
 L’Union astronomique internationale (U.A.I.) a donc décidé d’exclure Pluton du système solaire et de lui ôter le statut de planète sous les fallacieux prétextes de sa petitesse et de son excentricité orbitale.

 Je déplore cette décision : événement scientifique important de 2006 et de son pluvieux mois d’août, mais aberrante mesure destinée à semer encore davantage, pour les décennies futures, une confusion déjà dominante en matière d’historio-cyclologie (1).

 Épisodiquement, l’excentricité orbitale de Neptune dépasse celle de Pluton. Ce fut notamment le cas en 1978. On connaît à Pluton un satellite (Charon). Pluton tourne autour du Soleil en 242 ans, soit le triple de la révolution d’Uranus (84 ans). Le cycle neptunien est de 168 ans, soit 2 x 84 et les deux tiers de 252. Les grandes années des révolutions planétaires entretiennent des rapports mathématiques. Ces derniers gêneraient-ils la communauté scientifique ? Y aurait-il, dans ce malaise devant la grande architecture de l’Univers (2), un des motifs occultes du bannissement de Pluton ?

 Certains voient dans cet événement un désaveu de l’astronomie étatsunienne dans la mesure où la prévision de Pluton par calcul (1915) et sa découverte effective (1930) sont l’œuvre de savants américains. Les trouvailles d’Uranus (1781) et de Neptune (1846) par les sciences de la « vieille Europe » (Allemagne, France) alimentent l’obsession d’une concurrence transatlantique qui tournerait en 2006 à l’avantage de nous autres Européens.

 C’est ignorer ou perdre de vue que, depuis 1972, Américains et Russes travaillent sur la probabilité de deux ou trois planètes transplutoniennes (3). Le système solaire semble donc bien appelé à comporter douze planètes, mais pas du tout par l’incorporation de Cérès, Charon et 2003 UB313 (Xena), comme le préconisaient les mauvais avocats de Pluton par eux ravalé au rang de modeste astéroïde.

 Exclure Pluton de la série des planètes porte préjudice à la précieuse recherche sur le cycle conjonctionnel Neptune-Pluton d’environ cinq cents ans.

 Au cours de ce demi-millénaire, la conjonction Neptune-Pluton progresse d’environ cinq degrés dans le zodiaque tropical et régresse d’environ deux degrés dans le zodiaque sidéral. Ces récurrences obtenues par extrapolation sont d’une surprenante régularité. La conjonction de 1399 a lieu à trois degrés des Gémeaux. Celle de 1892 se produit à huit degrés des Gémeaux, au voisinage de l’étoile royale Aldebaran.

 D’une capitale importance pour la compréhension de la modernité, le cycle conjonctionnel Neptune-Pluton, au centre duquel se situe notamment le règne de Louis XIV, pourrait présenter une moyenne trois fois supérieure à celle du cycle Uranus-Neptune, lequel pourrait à son tour être, en moyenne, la quadruple du cycle Saturne-Uranus.

 Je me limite provisoirement à ces quelques considérations de nature à faire subodorer la véritable motivation de l’U.A.I. : évincer Pluton pour entraver la recherche en direction de l’existence d’un ou de plusieurs « pilier(s) de la structure cosmique » (4).

 Notes

 1 : En raison des errances de l’astrologie mondiale (excepté l’une ou l’autre personnalité comme le Français André Barbault), il faudrait peut-être lui trouver une nouvelle appellation pour bien marquer la distance entre les chercheurs sérieux et les bateleurs télévisuels du type d’Élie Lison ou Jany Bessières, pour citer cette fois des exemples belges.

 2 : Cette expression n’implique de me part aucune complicité avec le déisme maçonnique, évanescente copie du créationnisme biblique et coranique.

 3 : Voir Robert Ambelain, Koré, la dixième planète, Éditions Bussières, et Michel de Socoa, Les grandes conjonctions, Éditions traditionnelles. Michel de Socoa propose d’appeler Proserpine et Minerve les deux transplutoniennes, dont la première (Proserpine) aurait une révolution annuelle d’environ trois cent trente ans (quatre fois celle d’Uranus et deux fois celle de Neptune).

 4 : Voir ma recension du livre de Pierre Delmas, Le Nombre d’Or, les sciences et l’astrologie, Éditions du Rocher, 2004, mise en ligne sur le site Europe-Maxima le 15 août 2005.

Pluton Symbolique

par Gemini

Pluton ne fut localisée qu’en 1930, après des années de recherche.

L’histoire   de  la  découverte  de  Pluton  commence  avec    Percival  Lowell,   un Plutonien.   Il fonda l’Observatoire Lowell à  Flagstaff en Arizona.   Il était obsédé par la notion d’une planète “trans-neptunienne”, qui pourrait être détectée grâce aux effets qu’elle aurait sur l’orbite de Neptune.

Il lança trois recherches séparées pour trouver cette mystérieuse planète. Le Dr Vesto Slipher, directeur de l’observatoire, engagea un jeune américain du Kansas, Clyde Tombaugh. Ce dernier découvrit le 18 février 1930 la planète Pluton.

Dernière venue des planètes de notre système solaire la plus éloignée du Soleil.

Pluton régit le signe du Scorpion.

On, n’a que trop décrit Pluton comme étant la planète de la mort, en lui attribuant une influence résolument destructrice.

Mais il vient de préciser qu’il n’y a pas de bonne ni de mauvaise planète,

Pas plus qu’il n’y a de bon ou mauvais signe zodiacal. Chaque élément planétaire ou zodiacal a ses caractéristiques propres, un côté positif et un côté négatif.

Pour rappel, dans la mythologie grecque, son domaine est celui des Enfers, le monde souterrain, qui réunit à la fois les maudits dans le Tartare et les justes dans les Champs-élyséens.) Pluton n’est pas le diable, mais le justicier suprême qui punit mais peut aussi récompenser !

Il a aussi un rôle fécondant, sous le non de ’’Frugifer’’. Il fait germer le blé mort en terre pour renaître en moisson.

Ce côté d’abondance lui vaut de représenter les richesses, d’ou le nom de ’’ ploutocratie ’’ encore employé pour désigner un capitalisme envahissant.

Pluton gouverne donc un processus qui est d’abord une destruction : la semence enfouie en terre, qui pourrit, se transforme et devient une nouvelle plante.

Pluton ne crée pas mais transforme après une période de mort apparente. Il exprime ainsi une indiscutable analogie avec les significations du Scorpion et de la maison VIII.

Même favorablement situé dans un thème et recevant de bons aspects, Pluton exprime une volonté de puissance qui se manifeste de façon implacable, il ne s’adapte pas, n ‘admet pas les demi-mesures, ne tolère pas de partenaires mais des êtres soumis, ne capitule jamais, pour lui c’est la victoire ou la mort.

Les personnes fortement marquées par la présence de Pluton dans leur carte du Ciel ont souvent un air sombre, rébarbatif. Elles apportent autour d’eux un climat souvent imprégné d’hostilité.

Pluton nous procure la clé pour accéder à un autre monde, si nous acceptons de mourir comme la graine, mais symboliquement, et de nous recréer. Pluton ne crée pas, il re-crée. Dans cette transformation, il y a un risque d’anéantissement, de réduction à l’état de scorie.

Pluton est donc à la fois part de vie dans la mort et part de mort dans la vie.

Symboliquement, Pluton est le réceptacle de forces mystérieuses, la force germinative, la force du noyau atomique, la puissance du sexe, ainsi que toutes les énergies bouillonnantes et souterraines dont l’emploi maladroit ou mal intentionné peut déclencher les pires catastrophes.

Selon A.Barbault Pluton représente l’inconscient collectif, les énergies primitives que nous devons domestiquer si nous ne voulons pas qu’elles nous dévorent.

Dans un thème individuel en cas de fortes dissonances de Pluton, le sujet tend à vivre dans un état de crise perpétuel, de révolution permanente, d’autodestruction, poussé malgré lui par un instinct d’anéantissement intérieur.

Pluton est en rapport avec les masses. Mais il ne les dirige pas, il se sert de leur potentialité et les utilise a son profit.

Le Plutonien est un solitaire imbu de sa puissance et prêt à tout pour l’accroître, il cherche à agir sur autrui et les manœuvrer.

Cependant Pluton peut agir de facon positive. Il peut aider à la réussite, car il accorde la faculté de diriger les autres.

 Mais la tentation de la puissance à tout prix dans des buts matériels et de gloriole personnelle est grande et cela risque de rendre le sujet esclave de ses propres forces déchaînées qui peut ouvrir des précipices sous ses pas.

Pluton dans un thème astral (1)

 par Gemini

Pour illustrer l’influence de Pluton dans cette partie angulaire d’un thème, le cas de Saunière Bérenger constitue un exemple significatif.

Sauniere photoCuré atypique à plus d’un titre, c’est un être présentant de multiples facettes, avec des tendances et dispositions différentes, étant donné que Pluton (planète de polarité, de dualité) domine tout cet horoscope de par sa position surpuissante en Milieu du Ciel, de plus il est en liaison avec sept autres planètes !

Il ne faut pas chercher plus loin son goût du secret et de ses attitudes mystérieuses.

Souvent redouté, car on pressent la force de sa volonté et la patience dont ’il est capable pour concrétiser ses objectifs.

Pluton dans le signe du Taureau est en position de force dans son thème.

Cette configuration fait de ce singulier curé une force de la nature. Travailleur acharné, il n’hésite pas à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier avant d’en tirer quelques satisfactions. Obstiné, il est difficile de lui faire lâcher prise lorsque qu’il a entreprend une tâche. Ses rapports avec l’argent apparaîssent souvent problématiques.

Il peut tout aussi bien le sacrifier à une “mission”… ou le faire fructifier !… En cette matière il se montre fort habile ! En fait, il opte pour amalgamer les deux.

D’ailleurs il est à noter que Pluton n’est pas la seule planète à se trouver en position zénithal et en double conjonction avec le Soleil et Uranus.

L’association Soleil/Pluton (qui de plus est une conjonction en application) signifie que le rôle de Pluton s’en trouve accentué. Cet aspect laisse apparaître un personnage doté d’un orgueil démesuré, ayant un grand besoin d’autorité avec une conception bien ancrée de sa valeur personnelle. Il préfère néanmoins laisser les actions d’éclat aux autres et asseoir son pouvoir en agissant en coulisses. Une conception de la vie très évolutive mais où les crises et remises en questions sont nombreuses.

Qu’importe, il les traversent, et cela lui permet de préciser ses objectifs prioritaires.

C’est un aspect de puissance secrète et volontairement cachée, qui conduit à ‘’manipuler’’ son entourage avec beaucoup d’habileté.

Grande volonté, désir de s’affirmer sans rien devoir à personne, d’être ’’son propre modèle’’.

SAUNIERE Thème paintEn conflit avec d’autres planètes, son Soleil rencontre des obstacles à l’épanouissement de ses talents et à la reconnaissance de ses travaux ou créations. Rageur et forcené, il se tue à la tâche, convaincu d’être poursuivi par la “poisse”. Toujours, il trouve un domaine dans lequel il se singularise, fut-il dérisoire ou douteux. Pas question, un seul instant, de frayer avec le vulgum pecus ! Arriviste, opportuniste : voilà des caractéristiques qui dépeignent une facette de son comportement.

Orgueilleux ? Sans aucun doute… Dévoré d’un orgueil qui pousse ce singulier curé à aller de l’avant et l’incite même, quelquefois, à brûler ses vaisseaux.

Allergique au panurgisme sous toutes ses formes, il contemple, du haut sa tour d’ivoire, l’ouvrage accompli, avec détermination et acharnement. Rêveur face aux défis qu’il s’impose, il espère toujours toucher à la perfection.

De plus ce ‘’Curé de campagne’’ possède une remarquable possibilité de naviguer au travers des tempêtes et au milieu des écueils. Il faut préciser que sa foi en lui-même ne l’a jamais abandonné.

C’est avec l’énergie, l’audace, le courage qui le caractérise qu’il se lance dans le défi de la réfection de l’église de Rennes-le-Château.

Avec un Soleil en Bélier Saunière Bérenger est d’essence martienne, d’où dynamisme, audace, avec de très fortes tendances dominantes, mais aussi de l’ambition, un esprit d’entreprise, d’initiative et une grande indépendance.

L’aspect Uranus/Pluton ainsi qu’un farouche besoin de liberté, d’audace et d’intrépidité font également partie du schéma psychologique de ce curé vraiment pas ordinaire.

La position de Mars en conjonction à l‘Ascendant ( à son lever, de plus dans le signe du Lion) accentue le désir de s’imposer et décuple son ambition.

Saunière Bérenger se révèle être un individu plein d ‘assurance, conquérante, doté d’une puissance d’action impressionnante, mais mise au service du moi !

Il ne peut envisager sa vie sans action, mais celle-ci n’est pas un but en soi, ce qui l’intéresse, ce sont les résultats. Son esprit de décision est vif, allant droit au but en se débarrassant rapidement et avec énergie de ce qui l’ennuie ou limite son action.

Il ne peut supporter qu’un obstacle vienne s’opposer à ses actions et ses réactions sont souvent redoutables. Prompt à la colère, il a tendance à se laisser emporter par de vives réactions. Il a besoin d’un objectif pour lequel se battre. De même, avec autres il se montre directif et aime les entraîner dans son sillage. Il le prouve par son engagement politique, lors des élections de 1885.

Mais, a cette période les événements tournent en sa défaveur. Un exil de quelques mois n’entame pas sa farouche détermination vu son caractère inébranlable et sa volonté.

C’est en exerçant et en renforçant son autorité sur les êtres et les événements qu’il donne l’image la plus avantageuse. Il est vrai qu’on peut compter sur lui pour prendre des décisions audacieuses, pour faire bouger les situations stagnantes, mais lorsque son pouvoir d’action est limité par les contingences extérieures, il y a le risque qu’il verse dans la colère et l’agressivité.

En fait il ne se sent lui-même que dans le feu de l’action. Il a besoin d’influencer les êtres et les situations et de les plier à sa guise. Dynamique, énergique, parfois querelleur et coléreux, il a aussi besoin d’extérioriser sa forte vitalité.

Défendre son intégrité consiste à refuser de se laisser dicter sa conduite par quiconque, essentiellement dans les grandes orientations, professionnelles, de son existence.

Galvanisé par ses adhésions, incapable de cacher ses désaccords et de surmonter ses dégoûts, c’est un pur, tranchant comme le diamant. Entre un Oui franc et massif et un Non catégorique, il n’est point d’alternative.

Il convient enfin de voir comment ses engagements peuvent servir la communauté. Seul à la tête d’un troupeau, il semble se fiche de l’espèce humaine comme d’une guigne. Ce serait oublier que son indépendance, en apparence égoïste, s’apparente à une forme de sacrifice. Tailler une brèche dans l’avenir, mettre le feu aux bréviaires de l’obscurantisme et promouvoir de nouvelles connaissances expose souvent à l’ingratitude de ceux qui suivent et qui, eux, n’auront pris aucun risque. Quitte à être vénéré comme un précurseur, quelques années… ou quelques siècles plus tard.

Son impétuosité se manifeste également lorsqu ’il entreprend de défendre une minorité. Avec quelle ardeur, entre l’élan qui le propulse, la bravoure avec laquelle il affronte les oppositions, le tranchant de ses décisions, il a le profil d’une personne volontaire, voire volontariste. Un seul hic : il faut que ce soit le désir, spontané et entier, qui mène le bal et non des desseins pas toujours avouables… Battre la charge, déclencher l’attaque, donner l’assaut, monter à l’abordage, voilà de quoi mobiliser l’intrépide curé.

Outre sa position dans la Maison I (Ascendant ) Mars, cette planète énergique, forme un aspect de Carré (tension, conflit ) à Pluton, ce qui renforce le côté volontaire, indomptable et l’ambition de se démarquer du commun des mortels par une attitude bravache voire insolente.

L’aspect dissonant de Pluton avec l’Ascendant, lui fait ressentir l’impression pénible de ne pouvoir extérioriser son côté passionné et son grand désir d’autonomie dans son comportement extérieur. Par réaction il adopte une attitude hautaine et mystérieuse.

L’aspect dissonant de la Lune avec Pluton, dénote qu’il est de façon constante en conflit avec lui-même, il a donc du mal à coordonner les pulsions instinctives qui viennent de son inconscient et de son comportement quotidien.

Mais les racines de ce conflit se situent dans la partie immergée et cachée de son ‘’moi‘’, il n’y a pas émergence de ce conflit à la lumière.

De par cette astralité sa propension à cultiver le secret se trouve renforcée. ainsi qu’un goût prononcé pour les intrigues. Il possède également une grande faculté et une attirance à décoder les énigmes. Le destin l’a particulièrement choyé lorsqu’il est nommé curé de la commune de Rennes-le-Château (site riche en trésors cachés !?), probablement plus spirituels et symboliques qu’en espèces sonnantes et trébuchantes…

Particulièrement sensible aux situations tragiques, aux séparations, aux abandons, aux humiliations, il remâche en son for intérieur des appréhensions pessimistes qui minent son équilibre. Involontairement, de ce fait il évolue dans une atmosphère stressante, hanté par ses craintes non formulées.

Il ressort également de cette disposition astrale un certain fanatisme que Saunière Bérenger assouvit dans son engagement religieux.

A cause de la conjonction de Saturne avec Pluton il éprouve quelques difficultés à distinguer ce qui, en lui, aspire à la profondeur et à la sérénité, et cela l’entraîne dans des passions violentes et mouvementées. Néanmoins, il a le goût de la solitude, une énergie psychique indestructible et ses qualités lui permettent de parvenir à ses buts après des remises en question et des retards nécessaires. Il sait concilier tradition et bouleversements et imposer ainsi une vision des situations stable mais évolutive.

La position de Jupiter en Scorpion lui permet s’imposer à la faveur de situations difficiles où son jugement perspicace fait mouche la plupart du temps. Son autorité secrète, qui, lorsqu’elle se manifeste lui permet de diriger autrui là où il le désire.

Il parvient à imposer sa puissante vitalité, mais pour cela diverses voies sont offertes. Il opte pour la conquête des richesses matérielles : et y réussit car il possède un flair certain en ce domaine, mais cela ne le satisfait pas, car il aime que son autorité s’exerce avec davantage d’ampleur, de panache. Il s’affirme par son esprit de déduction et par sa connaissance de la psychologie humaine. C’est également un affermissement de son instinct de domination.

Cette planète (Jupiter) de la démesure dans ce signe irréductible qu’est le Scorpion afflige le Milieu du Ciel. Ceci revient à dire que trop exigeant en toutes choses et en confondant facilement ses droits et ses devoirs l’abbé Saunière outre-passe les limites admises. Ce qui lui vaut les foudres de sa hiérarchie.

S’en suit un procès qui entache sa réputation, déjà mise à mal par ses frasques et excès en tout genre et entraîne disgrâce et discrédit.

Il est également à noter que la Maison VIII (en analogie avec le signe du Scorpion ) constitue une zone d’influences représentant les héritages, les dons, les legs.

Dans le thème de l’Abbé Saunière la Cuspide de la Maison VIII passe dans le signe du Verseau, ce qui signifie qu’effectivement l’abbé bénéficia d’importants héritages inattendus…

Cette fortune qui lui échoit de façon soudaine ne lui donne cependant pas une totale liberté d’action, ce qui ne convient pas à son tempérament rebelle en diable… et plutôt révolutionnaire !

Il doit s’acquitter de certain services mais il entend préserver farouchement sa totale indépendance. Un cocktail explosif qui lui vaut de se retrouver dans des situations aussi confuses qu’inextricables.

Grand manœuvrier devant l’éternel, il tisse sa toile d’araignée en croyant piéger ses proies, mais dans le lot il se trouve des coriaces ne se laissant pas impressionner ni par son audace ni par son effronterie.

En 1902 sonne le glas, et c’est le début de la fin.

En effet: un passage de Jupiter (1) en aspect dissonant à l’amas planétaire situé en Taureau et en Milieu de son Ciel fait vaciller son destin.

Suite à la disparition de ses appuis, l’abbé Saunière essuie des revers de fortune ainsi qu’un profond bouleversement tant social que professionnel.

De plus, fin 1911/début 1912, il subit un cuisant revers avec l’arrivée d’Uranus au Carré de son Pluton natal, et c’est à cette période que les événements tournent définitivement en sa défaveur.

Enfin la fatalité s’acharne sur son sort à cause d’un double Transit de Saturne et Pluton en aspect de tension à son Milieu de Ciel (2).

En effet au printemps 1915 une lourde sentence le prive de l’exercice de sa fonction sacerdotale.

Le choc est rude, il tombe de son piédestal et désormais il ne lui reste plus que la solitude.

Il n’encaisse pas cette chute de position, ni le déshonneur, Il se retire dans sa ’’Tour Magdala ’’ (3).

Le colosse aux pieds d’argile terrassé, rongé par la maladie (il paye ses excès), dépressif, décède à l’âge de 65 ans.

A cette période Saturne (4) forme un aspect dissonant a Pluton natal.

(1) Il convient de préciser que Jupiter représente entre autre: La justice, Les protecteurs, les gens influents et fortunés, le haut clergé.

(2) position social, prestige.

(3)Vue de la tour sur le site http://commons.wikimedia.org/wiki/Tour_Magdala

(4) C’est l’ Anerete, qui enlève la vie… et synonyme de ‘’planète qui tue‘’… 

Pluton dans un thème astral (2)

par Gemini

Afin de mieux comprendre les subtilités de l’influence de Pluton je vous propose l’analyse de quelques cartes du ciel d’individus où la planète est dominante de façon indéniable de par sa position soit à l’ascendant soit au Milieu du Ciel ainsi que par les aspects reçus.
 
 RASPOUTINEAvant tout il est bon de préciser que Pluton n’est pas une planète maléfique, au sens qu ’on lui prête généralement.

-La forte influence de Pluton est d’abord ressentie d’une manière destructive, troublante et confuse car Pluton détruit l’ancien, fait pressentir le nouveau, c’est à la fois la fin d’une situation et le début d’une nouvelle. Il signe les bouleversements et les moments critiques, les événements de très grande importances aussi bien sur le plan collectif qu’ individuel.
 
 -A remarquer que les caractéristiques de Pluton sont : miner, saper, abattre, détruire, défaire, ruiner, invisibilité, disparition, préparation dans le silence et le mystère, fouiller, tourmenter, décomposer, fermenter, transformer, diviser, germer, procréer.

-L’exemple du thème ci-après montre clairement qu’il faut tenir compte de la domination de Pluton dans une carte du ciel car il indique une destinée particulière, souvent aventureuse avec des moments critiques répétitifs et des changements très marquants.

-Dans un thème individuel, Pluton prend, comme toute les planètes extérieures ou trans-saturniennes, une importances particulière surtout lorsqu’il se trouve proche de l’Ascendant.

-Pour commencer voici le thème de Raspoutine, célèbre moine de la cour de Russie.

 L’heure exacte de naissance n’est pas connue, mais son thème fut érigé et corrigé habilement par l’Astrologue Mösselt et le professeur Saenger.

-Qui est ce personnage à la fois inquiétant et fascinant, détesté et redouté ?

-Un moujik originaire des confins de la Sibérie.

-Une aura particulière enveloppe le personnage car dans le thème de Raspoutine, Pluton se levait en première maison.

-Forte et puissante, l’influence de Pluton imprègne cette personnalité.

-Il possède un regard hypnotique voir fascinant, étrange et un formidable magnétisme envoûtant.

Cela le rend attirant, irrésistible d’où sa grande influence en particulier sur les femmes, sur la famille du Tsar Nicolas II et surtout sur la Tsarine Alexandra! -C’est une configuration fréquente dans les thèmes de grands voyants, de visionnaires, donnant des aptitudes de médiumnité.

Ce sont des êtres orgueilleux qui ne se fient qu’à eux même et cultivent avec soin leurs différences. Il s’agit de natures ambivalentes.

-Dans le thème de Raspoutine, Pluton domine fortement car il occupe une position angulaire, en première maison. La dualité et les contradictions de la force de Pluton sont accentués par sa présence dans le signe du Taureau

-En outre cette astralité confère à Raspoutine une force impressionnante et une endurance hors du commun, une capacité de récupération physique et morale extraordinaire et lui donne également la grande volonté d’action d’un esprit créateur pouvant aller jusqu’au génie…

-Il cherche à s’individualiser au maximum. Il désire être hors norme, animé d’une indépendance forcenée, audacieux, téméraire, sûr et maître de lui. Cette particularité de tempérament est renforcée par l’aspect de Pluton relié à Saturne par un trigone !

Marqué par cette astralité, Raspoutine possède une faculté de pénétration mentale et de réflexion intense. Un calme inquiétant émane de cet individu.

Il se laisse difficilement dévoiler, toujours plein de secrets et de mystères, distant, méfiant pour mieux camoufler ses véritables intentions.

-Il acquiert des connaissances ésotériques et médicales au cours de pérégrinations : un séjour au Mont Athos, en Grèce, et un voyage en Terre Sainte. Elles lui permettent de percevoir l’être humain d’une façon plus approfondie.

-L’aspect de trigone de Pluton au Milieu du Ciel montre une personnalité avec une âme de meneur, de chef.

Une ambition acharnée de puissance et d’indépendance l‘anime ainsi qu‘un grand besoin d’autorité et de liberté d’action d’autant plus que sept planètes occupent des signes cardinaux et lui donnent un esprit d‘entreprise avec une attitude décidée et résolue !

-Pluton, ’’maître’’ de la septième maison se trouve en première maison, cela explique le pouvoir de se servir d’autrui pour se valoriser.

De fait, Raspoutine cherche constamment à dominer son entourage surtout par le regard. Il y arrive facilement par son aptitude à résoudre les problèmes grâce à des dons de médiumnité très particuliers (fréquent chez les Plutoniens)

-Raspoutine est-il du genre méphistophélique ? La tentation est forte de répondre par l’affirmative, mais il faut raison garder !

-En examinant la carte du ciel de Raspoutine on constate que ni Pluton, ni Mars, ni Uranus (pourtant considérées par la Tradition comme des planètes violentes) ne reçoivent d’aspects de ‘’tension‘’ !

-On ne trouve rien d’agressif dans son thème mais il ne faut pas en conclure qu’il s’agit d’un chantre de la paix.

Il milite dans le parti de la paix en 1909 !

En 1914, il fait l’impossible pour éviter que la Russie entre en guerre !

Une légende s’est construite autour de ce personnage hors ‘’norme’’, victime autant de ses qualités que de ses défauts.

-Son origine plus que modeste dépareille dans le milieu de la cour impériale.

La jalousie de cet entourage suscite de nombreux ennemis et des inimitiés autant secrètes que déclarées.

-Certes Raspoutine est rusé, habile, plutôt dissimulateur, n’hésite pas à se cacher sous une fausse apparence afin de mieux assouvir son désir de puissance.

Cependant c’est surtout d’un aventurier avide de jouer un rôle de premier plan et doté d’un orgueil démesuré.

Fanatique ? Sans aucun doute ! Sa ferveur religieuse s’explique par d’autres facteurs horoscopiques qui sortent du cadre de cette analyse sur Pluton.

-En général, la destinée de ces personnages Plutoniens est quelque peu particulière, avec des moments critiques et des événements très marquants. Leur vie ? Un roman, une existence double. C’est le cas de Raspoutine.

-Ils apparaissent comme des êtres compliqués, continuellement en guerre non seulement avec eux même mais également avec le reste de la société.

Se transformant sans arrêt, passionné, envieux, portant un intérêt et/ou ayant des dispositions pour le surnaturel, en tout cas considéré comme tel… On peut affirmer que Raspoutine est un habile diplomate excellant dans l’art de convaincre et de prendre un ascendant sur autrui, fussent-ils Tsar ou Tsarine !

-Mais, à l’instar d’Icare il s’est élevé trop près du Soleil… 

THEME NATAL DE JACQUES BREL

par Gemini

A l’occasion du trentième anniversaire de sa mort

Jacques BREL est né à Bruxelles le 8 avril 1929 et décédé à Bobigny (Paris) le 9 octobre 1978.

 

BELIER Ascendant VERSEAU

Le Soleil en Bélier et une prédominance de planètes en signes cardinaux, révèlent un tempérament à l’image de sa chanson ‘’Une valse à mille temps’’

Il a vécu à un rythme effréné et s’est épuisé à vivre en se dépensant au-dessus de ses forces.

Tout à la fois passionné, angoissé, à la recherche de son âme avec des tendances auto-destructives dues au Soleil Carré Pluton.

A cause de son planétarium en Bélier, il cherchait à se maintenir dans un état de perpétuel commencement. Le signe du Bélier s’inscrit dans la symbolique des ‘’débuts de parties’’.

’L’aventure commence à l’aurore’’, la sienne débute en 1953 lors d’un Transit d’Uranus (rupture-indépendance) en Conjonction de Mars (impulsivité) natal en Cancer (famille) qui a réactivé le Carré natal.

De plus, Jupiter (étranger) passe également sur sa position initiale en Taureau (argent) : il quitte sa famille et tout ce qui constituait sa vie et son avenir.

En rompant les ponts derrière lui, il claquait la porte au nez de la respectabilité bourgeoise en visant, sans doute, de s’interdire, par orgueil, de ne jamais revenir sur ses pas.

Ses trois planètes en Bélier sont toutes soumises à des dissonances : Conjonction Mercure-Uranus (gouverneur du thème) en Carré Mars/Pluton et Carré Soleil, confèrent un tempérament surtendu, poussent à faire des tournées comme un marathon et emballent sa vie à la manière d’un bulldozer pour s’y sentir exister et fuir l’ennui.

Le Soleil est encadré par la Conjonction Mercure/Uranus et Vénus d’où ce besoin de bouger, voyager et changer d’ambiance. Avec une telle configuration il ne supportait guère la routine mais était plutôt à la recherche de la nouveauté, de renouvellement, d’expérience (Asc.Verseau) qui provoque des ruptures fréquentes.. Cela ne l’empêchait paradoxalement pas d’avoir beaucoup de sociabilité : Degrés symboliques – Soleil 17°-18) Bélier -degré d’amitié.

Son manque de souplesse et d’adaptabilité aux circonstances, ses obstinations inflexibles et inopportunes sont dus à une carence de signes d’air et mutables.

L’Ascendant est encadré par la Lune et Saturne. Configuration de rigueur et désir d’ascension par son travail personnel. Cela lui a coûté de sacrifices en vue d’accéder au but final car Saturne est la planète du renoncement et des restrictions.

 

De plus il a du vaincre sa grande timidité et surmonter ses inhibitions (Lune Carré Saturne). Pour compenser cela, il adopte une attitude de défi. Puisque personne ne veux hanter ce qu’il écrit, il opte pour le tour de chant tout en persévérant dans la voie artistique qu’il s’est choisie (Vénus en Taureau en domicile, et Trigone Saturne en Capricorne également en domicile).

Il est évident que sa réussite tardive et semée d’embûches découle que la majorité des planètes se trouvent au-dessus de l’horizon et qu’elles ne lui ont pas procuré beaucoup d’opportunités. De plus Jupiter, Maître du Milieu du Ciel (situation) est au Carré de Saturne.

L’association des valeurs affectives se retrouvent dans le Trigone Vénus/Neptune. Il idéalisait ses aspirations sentimentales, ne sachant pas dire non aux rendez-vous menteurs que lui fixait ‘’Madeleine’’. Il ne peut qu’ouvrir ses bras et son cœur à cette maudite ‘’Mathilde’’ et n’en finit pas de courir après une chimérique ‘’Titine’’. On ne nous apprend pas à nous méfier de tout, dit l’amoureux de ’La Fanette’.

1957 – ‘Quand on n’a que l’amour’. Vénus est de passage dans le signe du Lion, au Trigone du Soleil natal : celui lui voudra le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros.

1961 – La consécration suprême lui arrive avec le Transit de Jupiter en Sextile de Mercure/Uranus.

Quatorze ans après ses débuts, nouvelle rupture !

Ce n’est pas avec le succès si durement acquis qu’il fallait en finir, mais c’est parce que cela devenait routine, carcan. Uranus en Maison VII (contrat) était en Sesqui-Carré à l’Ascendant, Saturne Transit Lune natal (découragement) formait un Carré à lui-même.

’Le plat pays’’ ne lui suffit plus. Il se tourne vers le Sud lointain, ‘’Aux Marquises’’ où il a rendez-vous avec sa Conjonction Vénus/Jupiter en Taureau qui est la configuration la plus paisible de son thème.

De Bélier Ascendant Verseau il a sut évoluer vers la Lune Poisson (le détachement pour vivre sa fin de partie…

Paru dans Microcosmos n°3 – Avril 1986

Nous vous conseillons de consulter notre rubrique “Le coin littéraire” et l’article “Le Plat Pays – Poème cosmique

La figure horoscopique et les hémisphères du cerveau

 

par Daniel COLOGNE.

 

Accepter la confrontation de l’astrologie avec la neuroscience moderne est nécessaire pour réintégrer l’antique savoir d’Uranie dans le champ de la connaissance et l’arracher à son statut actuel d’interlude médiatique. C’est pourquoi le livre d’Olenka de Veer (1) demeure une référence bien que presque vingt ans nous séparent de sa publication.

Plutôt que d’en faire une recension détaillée, qui serait trop complexe pour les lecteurs ne connaissant pas l’astrologie, je choisis d’en extraire deux passages de portée générale, l’un relatif aux hémisphères gauche et droit du cerveau, l’autre concernant la symbolique de l’Orient et de l’Occident.

En page 27, Olenka de Veer attribue respectivement la gestion du passé au cerveau gauche et la vision de l’avenir au cerveau droit.

En page 218, elle présente une figure horoscopique idéale en quartiers verbalisés comme suit :

Nord-Est  : prendre conscience.

Nord-Ouest : apprendre.

Sud-Ouest  : réaliser.

Sud-Est  : consolider.

Il serait plus juste d’appeler le premier quartier Est-Nord. Olenka de Veer le fait partir de l’Ascendant et se diriger vers le Fond du Ciel. Elle utilise ainsi la méthode usuelle en astrologie.

Ensuite vient l’arc de cercle allant du Fond du Ciel (Nord) au Couchant (Ouest). L’apprentissage dépasse le simple niveau de la prise de conscience.

Le stade de réalisation correspond à l’arc Couchant-Milieu du Ciel (Ouest-Sud).

Quant à l’arc Milieu du Ciel-Ascendant, il est lié à la consolidation de ce qui a été précédemment réalisé, ceci étant lui-même le produit de l’apprentissage et de la prise de conscience originelle.

Ce processus évolutif suscite de légitimes interrogations, mais il respecte scrupuleusement la méthodologie habituelle des astrologues lorsqu’ils domifient l’horoscope, c’est-à-dire lorsqu’ils le divisent en douze « Maisons » (en latin domus), celles-ci se groupant trois par trois pour composer les quartiers susdits.

Des chercheurs se sont toutefois posé la question de l’éventualité d’autres domifications, avec un autre point de départ que l’Ascendant, et dans les deux directions possibles, c’est-à-dire aussi dans le sens des aiguilles d’une montre.

D’après André Wautier, historien de la Gnose, les Templiers auraient développé une domification horoscopique partant du Sud (Milieu du Ciel, haut de la figure) et se dirigeant dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est-à-dire vers l’Ouest, donc vers le côté droit de la figure.

Dans notre famille de pensée, on tient généralement pour acquise l’origine boréale de la tradition indo-européenne (incluant évidemment la tradition grecque), mais une réflexion me paraît s’imposer sur la présence de la constellation du Navire Argo (en rapport avec le mythe hellénique de Jason et de la Toison d’Or) dans le ciel austral, ainsi que sur son étoile Canope, la polaire australe, faisant face à la polaire boréale de la Petite Ourse. Pour débroussailler cette question, il serait peut-être nécessaire de relire un ouvrage déjà ancien de Jacques Bonnet, récemment décédé : Artémis d’Ephèse et la légende des Sept Dormants, Paris, Editions Paul Geuthner, 1977.

Mais acceptons comme principale hypothèse de recherche l’origine boréale, prenons donc le Fond du Ciel (Nord) comme point de départ, et déployons le mouvement dans les deux directions, comme suggérait de le faire l’Amiral Eugène Caslant, à une époque (première moitié du XXème siècle) qui connut des tentatives de réintégration de l’astrologie dans le champ scientifique et où certaines intelligences vraiment audacieuses surent braver les ricanements des pseudo-« libres-penseurs ».

Du Nord au Sud en allant vers la gauche, nous retrouvons donc les arcs de cercle de la « prise de conscience » et de la « consolidation » qui composent l’hémisphère oriental de l’horoscope.

Du Nord au Sud en allant vers la droite, les arcs de cercle de « l’apprentissage » et de la « réalisation » forment l’hémisphère occidental de l’horoscope.

Y a-t-il correspondance entre les hémisphères gauche et droit du cerveau et les hémisphères gauche (oriental) et droit (occidental) de la figure horoscopique ?

Prendre conscience du passé et en consolider les enseignements : voilà une attitude « orientale » qu’on peut qualifier de « traditionaliste » et qui correspond à la fois aux significations du cerveau gauche et à la symbolique de l’hémisphère horoscopique gauche.

Mettre l’accent sur l’acquis plutôt que sur l’inné (« apprendre ») et sur la concrétisation de l’apprentissage (« réaliser ») : telle est la perspective « occidentale », « moderne », reflétant les attributs du cerveau droit et la symbolique de l’hémisphère horoscopique droit.

Les grandes lignes de cette hypothèse de recherche sont appelées à subir des nuances, voire des réfutations, pour lesquelles je compte sur les visiteurs de notre site qui se veut inter-actif.

(1) ‘’L’astrologie et le cerveau’’ – Olenka de Veer – Editions du Rocher

Article déjà paru sur le site : http://europemaxima.com

 

Léopold Ier

par Gemini
Le premier roi des Belges, né le 16 décembre 1790 à 1 heure 30. Cobourg ( Bavière)

 Léopold Ier, Georges Chrétien Frédéric fils de François Ier Duc de Saxe-Cobourg Saalfeld et d’Augusta de Reuss-Ebersdorf.

  Élu le premier Roi des Belges le 4 juin 1831, le Prince Léopold de Saxe-Cobourg- Gotha dépasse la quarantaine lorsqu’il prête serment le 21 juillet 1831.Le premier Roi des Belges est Sagittaire ascendant Balance. Voilà un bon rapport entre ces deux signes dont les tendances de base sont tout indiquées pour se conjuguer avec bonheur. La souplesse de la Balance et la générosité du Sagittaire forment une combinaison harmonieuse. Les facultés d’extrême sociabilité, une grandes facilité d’adaptation, un juste mélange d’indépendance et de conformisme, confèrent à Léopold Ier une allure altière qui sait cependant plier.

Au fronton de cette personnalité on peut inscrire ‘’ Solidarité – Bienveillance – Sagesse ‘’ grâce au Soleil en Sagittaire.

L’ascendant Balance dénote qu’un esprit de concorde épris d’harmonie et de paix anime ce nouveau souverain. Accommodant, pondéré, toujours à la recherche du juste milieu, il est animé d’un sens aigu de l’équité.

La position de Jupiter dans le signe de la Balance lui donne une tendance idéaliste et un sens prononcé de la justice allié a un don inné de conciliateur et d’excellent médiateur, mais dénote aussi une âme généreuse, qui possède l’amour d’une société organisée sur des bases stables et conformément au respect des lois et des morales traditionnelles.

En outre la carte du ciel de Léopold Ier présente le trigone des signes de feu, le Soleil (en Sagittaire ) relié à la Lune ( en Bélier ) et à Uranus ( en Lion ) montre que la personnalité du premier roi des Belges est dotée d’une intelligence brillante, d’une largesse de vue et d’une grande ouverture sur le monde, sensible à tout ce qui est humain.

N’oublions pas qu’en un siècle, sous son règne, la population double !

Il inaugure une période de 75 ans de paix intérieure et extérieure et une prospérité économique sans précédant !

 Le thème de Léopold Ier présente un amas planétaire dans le secteur 3, (cérébralité, intelligence concrète )

Cela signifie que le souverain est doté d’un esprit de synthèse, aux idées larges, d’un raisonnement sûr et sain. Il possède de vastes connaissances en divers domaines et constamment à la recherche de nouveaux acquits.

 D’autre part la planète Saturne est fortement aspectée. Le souverain de cette monarchie naissante ne présente pourtant pas une personnalité mièvre, mais plutôt un caractère affirmé, prudent, sage, toujours en quête d’absolu et d’un sens aigu des responsabilités car saturnisé à l’extrême. D’ou l’image d’un roc que rien ne peut effriter.

Avisé autant que mesuré, il se range aux conseils de l’habile Joseph Lebeau, son ministre des affaires étrangères et de Sylvain Van de Weyer, membre du gouvernement provisoire et premier Ministre entre 1845 et 1846.

 Il prouve qu’il est capable de se surpasser et de supporter les lourdes épreuves que réclament la mise en place d’un nouvel état !

C’est une gageure, un défi, que relève Léopold Ier. Il s’en sort avec brio grâce un caractère bien trempé.

 En effet, le thème de Léopold Ier présente un Soleil au double carré de Jupiter/Saturne, une configuration qualifiée d’inhibitrice qui soumet le sujet à des influences extérieures pesantes.

Nonobstant, une puissante énergie se dégage du personnage qui ne se manifeste pas au premier regard. Grâce à la présence de Mars en Capricorne il est doué pour les actions qui réclament patience et acharnement.

 Avec un Soleil en Sagittaire, l’étranger est omniprésent dans son existence : tempérament nomade, insatiable passion pour les voyages, toujours à l’affût d’horizons nouveaux.

A ’l’âge de cinq ans, Alexandre Ier, Tsar de Russie le nomme colonel à la Cour Impériale et à douze ans, il devient général.

Plus tard, en 1806, il séjourne à la cour de Napoléon Ier mais refuse le poste d’aide de camp offert par l’empereur.

 En 1806, il succède à son frère à la tête du Duché de Saxe-cobourg

Il participe aux campagnes contre Napoléon

 En 1808, il se range aux côté d’Alexandre Ier contre les troupes de Napoléon Bonaparte.

 En 1814, suite aux divers campagnes, il est élevé au grade de général de division de l’Armée Russe.

 En 1815 Léopold Ier acquiert la nationalité anglaise.

 Avec la signature d’Uranus ( Milieu du Ciel ), c’est l’inattendu, un événement imprévisible qui bouleverse le destin de ce prince d’origine Allemande.

 

Le 4 octobre 1830, la Belgique s’affranchit de la tutelle des Pays-Bas.

La couronne de cet état naissant est proposée par le congrès national à Louis d’Orléans, Duc de Nemours mais il décline l’offre.

Après une régence assumée par un Liégeois, le Baron Surlet de Chokier, le choix se porte alors sur Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha,ce dernier ayant préalablement refusé la couronne de Grèce.

 Il accepte a condition que soit réglé le problème des frontières et des dettes.

En 1831, il est élu premier roi des Belges le 4 juin et prête serment le 21 juillet.

 A peine installé dans son nouveau rôle de monarque il aide à l’ouverture de la première ligne de chemin de fer en Europe continentale ( Bruxelles – Malines )

Quand il y a une position culminante d’Uranus dans un thème (ce qui est le cas de Léopold Ier) cela amène des circonstances qui par leurs soudainetés sont difficilement prévisibles car elles se produisent inopinément donc quasi impossible à éviter. Cette position d’Uranus prédestine une vie parsemée d’imprévus.

 Uranus, la planète de la révolution, mais, qui cherche à réparer les injustices et l’on peut lui attribuer cette devise : ‘’ Liberté – Égalité – Fraternité ‘’.

 Elle symbolise le progrès, la transformation et l’évolution tout en assumant le rôle d’ éveilleur. Dans ce cas particulier elle propose de renverser l’ancien pouvoir afin de le remplacer, pourquoi pas par un autre monarque !?

 La destinée Uranienne de Léopold Ier est flagrante. En effet, dès son accession au trône, le roi Guillaume de Hollande a de nouveau des prétentions de reconquêtes vis à vis de la Belgique. Le nouveau roi se trouve confronté à une situation qu’il faut gérer dans l’urgence. Il n’hésite pas, défend en personne la route de Bruxelles ! Malgré sa bravoure et son sens tactique, l’armée est mise en déroute. Heureusement grâce à l’intervention de grandes puissances, France et Angleterre son nouveau pays est sauvé mais son territoire est amputé.

Il faut dire qu’à cette époque Uranus se trouve en opposition à sa position natale, période charnière de l’existence.

 Ce n’est qu’en 1839 que le nouveau royaume Belge peut réellement se développer et prospérer.

En effet apparaissent des aspects astraux favorables à savoir : Jupiter (le grand bénéfique) passe sur son ascendant en Balance et Uranus termine son transit perturbant.

 Le roi se montre très soucieux de préserver son jeune pays, notamment en restant neutre pendant les événements français de 1848. Sachant se servir de son habileté diplomatique, il aide à maintenir la paix en Europe.

 A l’âge de 75 ans, il décède après un règne de félicité et de sérénité

 Le peuple Belge , libre, doit être fière de son roi fondateur !

 

Un modèle à suivre… 

 

 

 

 

 

 

 

 

La figure horoscopique : une « structure absolue » ?

par Daniel COLOGNE

 Sous l’influence de la presse écrite et audio-visuelle, le grand public a fini par assimiler l’horoscope à quelques prévisions fondées sur la présence du Soleil et de l’une ou l’autre planète dans les douze signes du Zodiaque.

 Rappelons d’abord que la course annuelle du Soleil est une illusion géocentrique. C’est en réalité la Terre qui tourne autour du Soleil en une année et qui se trouve toujours dans le signe opposé. Par exemple, quand le Soleil est en Sagittaire, la Terre est en Gémeaux.

 Remarquons ensuite que, du point de vue héliocentrique, Mercure et Venus occupent dans le Zodiaque des positions très différentes de celles mentionnées dans les « horoscopes » journalistiques.

 Soulignons enfin qu’en raison de l’inversion des saisons d’un hémisphère à l’autre, les signes zodiacaux n’ont pas de valeur universelle. Ainsi, par exemple, le Bélier est lié à l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère Nord et à l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère Sud. Pour les habitants des régions australes du globe, il est difficile de conserver l’interprétation du Bélier à laquelle nous sommes habitués et qui le présente comme un signe de feu, d’explosion rénovatrice printanière.

 Qu’est-ce que l’horoscope ? Il faut d’abord revenir à l’étymologie grecque : horos skopein, « regarder l’heure ». Les astrologues conditionalistes (dont la chanteuse Françoise Hardy) substituent volontiers au vocable « horoscope » l’expression « sphère locale ». Cette terminologie a le mérite d’épingler, d’une part l’importance du lieu (aussi grande que celle de l’heure), d’autre part la réalité sphérique de la figure horoscopique, celle-ci ne se présentant comme un cercle que dans la mesure où l’on se déplace de la géométrie dans l’espace à la géométrie plane.

 L’horoscope est donc une figure géométrique circulaire. C’est une photographie du ciel pour un moment et un endroit donnés de l’espace-temps terrestre. Le cercle horoscopique est traversé par les deux axes qui constituent l’horizon (Est-Ouest) et le méridien (Nord-Sud).

 L’horoscope se présente comme une « rose des vents » inversée : le Nord en bas, le Sud en haut, l’Est à gauche, l’Ouest à droite. L’axe Nord-Sud (méridien) n’est pas toujours exactement perpendiculaire à l’axe Est-Ouest (horizon). il est penché, parfois sur la gauche, parfois à droite. Cela résulte de la variabilité de la vitesse de la rotation terrestre. La Terre ne tourne pas sur elle-même à la même vitesse au long de ses vingt-quatre heures de rotation, cycle journalier qui se confond avec le cycle annuel aux pôles.

 Sous toutes les latitudes et longitudes, et en toute saison, le Soleil se lève à l’Est, culmine au Sud, se couche à l’Ouest et se trouve au Nord pendant la nuit. Davantage que le cercle zodiacal articulé sur les solstices et les équinoxes, la figure horoscopique peut prétendre au statut de « structure absolue », pour faire écho à la préoccupation majeure du philosophe Raymond Abellio.

 Au départ de l’Ascendant (Est, Ouest) et dans le sens opposé à celui des aiguilles d’une montre, les astrologues divisent le cercle de l’horoscope en douze « maisons ». Cette division duodénaire s’appelle la domification (du latin domus, la maison). Depuis que l’astronome de Padoue Titus Placidus a établi, au XVIIe siècle, la variabilité de la vitesse de la rotation terrestre, la domification s’opère, non plus en maisons égales, comme chez les astrologues antiques, mais en maisons inégales : système qui eut cependant des précurseurs tels que Porphyre (234-305), Campanus au Moyen Âge, et cet autre savant du Saint-Empire médiéval que l’on nomme tantôt en italien Monteregio, tantôt en latin Regiomontanus, tantôt encore en allemand Johannes Müller.

 La tradition astrologique numérote les Maisons en chiffres romains. la Maison I est adossé à l’Ascendant, pointe gauche de l’horizon. L’Ascendant est appelé « cuspide » de la Maison I (du latin cuspis, génitif cuspidis, la pointe). Certaines écoles d’astrologie hindoue placent la cuspide, non pas au début de la maison, mais au centre de la maison.

 Quoi qu’il en soit, la Maison IV est en relation avec le Nord et sa signification est celle des origines. Au cœur même de la tradition astrologique et de la figure de l’horoscope se trouve donc affirmée la source boréale de l’aventure humaine. Face à l’idéologie aujourd’hui dominante et son préjugé qu’Éric Louvier nomme justement « l’afrocentrisme », notre famille de pensée doit faire admettre, au moins à titre d’hypothèse de recherche, un boréocentrisme toutefois épuré de certaines dérives liées à une survalorisation de la « fonction guerrière ».

Article déjà paru sur le site : http://europemaxima.com

 

 

 

 

Nouvelles recherches sur les maisons horoscopiques

par Daniel Cologne

Dans l’article ci-dessus j’ai montré comment la Maison IV de la figure horoscopique revêt la signification des origines, est associé au Nord et se trouve adossée à la partie inférieure du méridien.

Tout en haut de la figure, dans la direction du Sud, la tradition astrologique place la Maison IX, dite Maison des voyages et des aventures. La maison IX est adossée à la partie supérieure du méridien.

Remarquons que les Maisons IV et IX sont toutes deux situées à droite du méridien, c’est-à-dire dans l’hémisphère occidental de la figure horoscopique. À l’horizon Ouest correspond la maison VII : alliances, mariages, contrats.

 La domification horoscopique semble donc avoir gardé le souvenir de la migration des Hyperboréens du Nord vers le Sud et de leur croisement avec une autre population, sur une terre située à l’Ouest de leur foyer arctique originel.

 La Genèse biblique (VI, 2) fait état d’un tel croisement : mélange biologique parfois officialisé en mariage. « Les fils d’Elohim trouvèrent belles les filles des hommes et en prirent pour épouses parmi toutes celles qu’ils choisirent. »

 Platon relate un événement similaire et situe en Atlantide, donc à l’Ouest, la rencontre des « dieux » et des « mortels ».

 Dans Révolte contre le monde moderne (1), et plus précisément dans le chapitre intitulé « La doctrine des quatre âges » (2), Julius Evola assimile la sortie de l’âge d’or à ce « moment déterminé » où « la loi de la mort est intervenue [...] comme un fait contre-nature ou un anathème ». En se mêlant à la « race humaine » proche de l’état « animalesque », la « race divine » aurait perdu le privilège de l’immortalité ou, pour employer un langage plus rationnel, la prérogative d’une longévité pouvant apparaître extérieurement comme immortalité.

 Les possibilités de ce regard porté sur les « dieux » montre que la « race humaine » de cette lointaine préhistoire ne doit pas être « conçue comme une race inférieure », ou alors de manière toute relative.

 « Divin » est étymologiquement synonyme de « céleste » (le grec theos désigne le ciel) et la race « divine » boréenne pourrait être un groupe parvenu au maximum possible des connaissances cosmiques. Cela expliquerait que la trace la plus nette de son origine nordique se retrouve aujourd’hui encore, via la signification de la Maison IV adossée au nadir (3), dans la domification de l’horoscope selon les règles de la tradition astrologique.

 Face aux Boréens détenteurs du plus grand savoir (homo vere sapiens), la souche humaine australe excipe de connaissances relativement inférieures, cependant de nature cosmologique (homo sapiens). Ainsi une vieille légende péruvienne décrit-elle les « Titans » comme « ne connaissant que la Lune » et destinés à être « pétrifiés » par les « fils du Soleil ». Ce mythe s’est répandu dans tout l’espace andin puisqu’une de ses variantes assimile les Titans pétrifiés aux colosses de pierre qui se dressent sur la rive bolivienne du lac Titicaca. Tout cela doit se traduire en langage rationnel par l’affirmation d’une différence de qualité, en matière de savoir astronomique, entre la « Lumière du Nord » et la « Lumière du Sud », à l’avantage de la première, sans qu’il y ait pour autant prétexte au mépris absolu de la seconde.

 Admettre l’existence d’une « Lumière du Sud » ne signifie en aucun cas l’acceptation du dogme « afrocentriste ». celui-ci est si profondément ancré dans les mentalités qu’on le retrouve sous la plume de savants pourtant « non conformistes » dans certains domaines (4).

 Ainsi David Servan-Schreiber, faisant l’éloge des acides gras oméga-3 et ventant les vertus thérapeutiques de l’huile de poisson, écrit-il : « Au moment où le cerveau de l’homo sapiens s’est développé, c’est-à-dire lorsqu’il a accédé à la conscience de soi, l’humanité vivait autour des grands lacs de l’Est africain. l’accès à un écosystème unique très riche en poissons et en crustacés pourrait avoir été le déclencheur d’un développement prodigieux du cerveau » (5).

 Mais de quel cerveau s’agit-il ? Du « cerveau émotionnel », parfois appelé aussi « cerveau limbique » ou « paléo-cortex », que le même auteur distingue du « néo-cortex pré-frontal » dans les chapitres liminaires de son ouvrage.

 Certes, David Servan-Schreiber souligne la nécessité d’une harmonie entre le fonctionnement des deux cerveaux et l’on ne peut contester ses compétences en matière de neurologie. Toutefois, si l’on confronte ses propos et ceux de son collègue Serge Goldmann, de l’Université libre de Bruxelles, l’on voit que sa préoccupation majeure est le cerveau « intérieur », siège de la « croyance », et non l’enveloppe corticale externe, siège de la « cognition » (6).

 La « Lumière du Sud » serait-elle caractérisée par la mentalité religieuse ? Faudrait-il dès lors la distinguer de la « Lumière du Nord » et de son mode plus élaboré de sapience ? Telles devraient être les plus intéressantes hypothèses de recherche si la science d’aujourd’hui était capable de surmonter la prévention « afrocentriste ».

 D’autres pistes sont à explorer dans la perspective d’un véritable altertransformisme, dans le sillage des travaux de René Quinton (1866-1925). Connu comme pionnier de la thalassothérapie, ce chercheur français originaire de Chaumes-en-Brie défend certes l’idée de « l’origine australe de l’homme », mais dans le cadre plus général des origines polaires des formes de vie supérieure.

 Selon Quinton, le moteur de l’évolution des espèces est l’adaptation de leur température corporelle aux cycles de refroidissement de la Terre. D’après ce critère, les grands oiseaux migrateurs seraient supérieurs à l’homme. En conservant sa température à 37° C au Pôle Sud au seuil d’une période glaciaire, l’espèce humaine aurait effectué un « saut qualitatif » la rendant à la fois capable de supporter les nouvelles conditions climatiques et d’entreprendre de grandes migrations. Est-ce pour cela que le Sud est associé par la tradition astrologique à la Maison IX des voyages et des aventures ? Cette espèce humaine évoluée s’identifie-t-elle aux « Hyperboréens » dont parle Hérodote ?

 Le même processus aurait pu se produire au Pôle Nord et le Sud indiquerait alors, non pas l’origine de la migration, mais la direction dans laquelle les Hyperboréens l’auraient entreprise. Le lecteur aura compris que je souhaite soulever des questions plutôt qu’asséner des réponses que la faiblesse de ma formation scientifique m’interdit d’ailleurs de proposer. L’avenir de notre famille de pensée passe par une recherche pointue sur les origines et les cycles cosmiques : une quête du savoir libérée des axiomes darwiniens et du dogme « afrocentriste ».

 Notes

 1 : Montréal, Éditions de l’Homme, 1972 ; nouvelle édition, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1991.

 2 : Ibid., pp. 247 à 251, édition de 1972 ; pp. 227 à 233, édition de 1991.

 3 : Le nadir est le point le plus bas du Soleil sous l’horizon, dans la direction du Septentrion, mais il existe un nadir pour toutes les planètes relativement à la rotation de la Terre sur elle-même en vingt-quatre heures.

 4 : David Servan-Schreiber, Guérir, Paris, Robert Laffont, 2003. Il s’agit d’un excellent ouvrage en matière de médecines alternatives, où l’on apprend de surcroît que Freud doutait de sa méthode psychanalytique à la fin de sa vie et que le docteur Louis-Ferdinand Destouches (le futur Céline) a consacré sa thèse au médecin pionnier hongrois Semmelweis (1818-1865), qui découvrit bien avant Pasteur le caractère infectieux de la fièvre puerpérale.

 5 : Ibid., p. 157.

 6 : Serge Goldmann, « La croyances aux confins mystérieux de la cognition », article paru dans les Cahiers de psychologie clinique et commenté par son auteur dans l’émission télévisée, La Pensée et les Hommes, R.T.B.F., 18 février 2007.

Article déjà paru dans le site : http://europemaxima.com

 

La Maison I de l’horoscope : une signification identitaire ?

par Daniel Cologne

Deux articles précédents ont incidemment évoqué la nécessité d’un altertransformisme, d’une conception de l’origine des espèces, de leur évolution, mais aussi de leur involution : conception qui puisse à la fois contester les dogmes de la science officielle et émettre des hypothèses sur nos ancêtres hyperboréens.

 L’Hyperboréen était-il un « plus qu’homme », pour reprendre une expression de Julius Evola ? La civilisation hyperboréen s’identifie-t-elle à ce « passé lumineux » dont parle le même auteur, dont la plupart des mythologies gardent le souvenir et en regard duquel les « lumières » du rationalisme moderne pourraient n’être que de pâles reflets ?

 Une réponse affirmative à cette double question serait scientifiquement soutenable si l’on pouvait d’abord prouver que la transformation de l’espèce humaine est déterminée par les cycles cosmiques. À l’époque pré-glaciaire, les pôles étant les seules régions climatiquement habitables et bénéficiant de conditions cosmiques exceptionnelles (identité du cycle journalier et du cycle annuel), une « surhumanité primordiale » (1) a pu s’y développer.

 Ce « plus qu’homme » a pu également bénéficier d’une nourriture riche en acides oméga-3 grâce aux poissons, aux crustacés, aux algues et au plancton de l’océan Arctique en bordure duquel il vivait.

 Enfin, au début de l’ère glaciaire, ce « plus qu’homme » a pu conserver ou augmenter sa température corporelle. Cette réponse au défi du refroidissement lui a permis de s’adapter aux nouvelles conditions météorologiques tout en acquérant la faculté d’organiser de grands déplacements à la manière des oiseaux migrateurs.

 Ceux-ci seraient, d’après René Quinton, les derniers-nés de l’évolution, supérieurs à l’homme, avec une température corporelle de 7° C au-dessus de celle de l’espèce humaine.

 Il peut en découler l’hypothèse d’une espèce intermédiaire entre l’homme et l’oiseau, ce qui explique notamment la fascination qu’exerçait sur René Quinton (mort en 1925) l’aviation naissante. Le savant a d’ailleurs écrit un poème intitulé L’Homme-Oiseau.

 Cette espèce intermédiaire s’est-elle éteinte et, si oui, de quelle manière ? A-t-elle été exterminé ? A-t-elle involué jusqu’à l’homo sapiens ? Cette involution s’est-elle effectuée par le croisement avec d’autres souches ? Cette espèce se confond-elle avec les Hyperboréens ? Posons-nous toutes ces questions avant de brandir, à la manière de Donoso Cortès, nos « affirmations souveraines » et nos « négations absolues ». Rappelons-nous que, pour la quête du Graal, la réussite est subordonnée au fait de « poser la question », et non pas à la prédication fanatique d’une vérité que l’on croit détenir ou à l’intolérante imposition d’une réponse que l’on juge bonne.

 Je reviens à présent à ma tentative de lire, à travers la domification horoscopique, quelques informations sur ce qu’a pu être, dans une lointaine préhistoire, la négation des Hyperboréens.

 Cette migration s’est forcément effectuée vers le Sud et c’est pourquoi la Maison IX, adossée à la partie supérieure du méridien, est celle des voyages. Elle fait face à la Maison IV : les origines, le Nord, la partie inférieure du méridien. La migration des Hyperboréens vers le Sud-Ouest aboutit à leur rencontre avec une race d’origine australe : Maison VII, mélange, référence au chapitre VI de la Genèse biblique et à l’Atlantide de Platon.

 La migration hyperboréenne s’est-elle opérée dans une seule direction, c’est-à-dire vers le Sud-Ouest ? Une autre vague migratoire s’est-elle dirigée vers le Sud-Est ? La question mérite d’autant plus d’être soulevée qu’une race caractérisé par un culte du « Dieu-Soleil » a dû fatalement être tentée de faire route vers l’Orient, lieu du lever de l’astre du jour.

 À l’horizon oriental de la figure horoscopique, on trouve la Maison I (culte de la différence) qui s’oppose à la Maison VII d’Occident (approfondissement de la communion avec l’Autre). Si une branche hyperboréenne a pris le chemin du Sud-est, c’est probablement elle qui a conservé le plus longtemps son identité originelle, c’est-à-dire l’ensemble des caractéristiques qu’elle possédait durant le séjour arctique primordial.

 Une chose doit cependant nous interpeller : la Maison I est à gauche dans la figure de l’horoscope, c’est-à-dire du côté qui a fini par revêtir une signification maléfique.  Ainsi le latin sinister (gauche) a-t-il engendré le français   “sinistre”, substantif et adjectif également connotés de façon péjorative.

 Cela signifie-t-il que l’attachement excessif à l’identité des origines a mené ce rameau hyperboréen dans une impasse, voire à la destruction ? La Maison XII, voisine de la Maison I, également contiguë à l’horizon oriental, mais dans l’hémisphère Sud de l’horoscope, est traditionnellement considérée comme la « maison des épreuves ». peut-être faut-il discerner dans ce voisinage un écho de l’Urkampf des « dieux » et des « Titans », des brahmanes et des kshatriyas, de la spiritualité et de la puissance. Cette hypothèse contredirait cependant l’enseignement de René Guénon, qui situe en Atlantide la « révolte des kshatriyas ». Cette révolte devrait en réalité être interprétée comme un génocide perpétré, contre une lignée de la généalogie hyperboréenne, par un peuple inféodé au culte lunaire de la « Lumière du Sud ». Cet épisode de la préhistoire aurait eu pour théâtre, non pas l’Atlantide, mais un autre continent austral disparu : Mû ? le Gondwana ? la Lémurie ?

 Je conclurai provisoirement en paraphrasant un adage latin : « Ici prend fin l’article, mais ne s’achève pas la recherche ».

 Notes

 1: Cf. mon article « L’hypothèse de la surhumanité primordiale », in Totalité, n° 15, octobre 1982. L’ensemble de mes contributions à ce numéro peut être fructueusement relu à condition de faire abstraction d’un manichéisme d’inspiration chrétienne dont j’espère m’être dépouillé aujourd’hui. Le christianisme, surtout dans ses tendances dualistes et doloristes, me semble aujourd’hui un des cordons ombilicaux que notre famille de pensée doit impérativement couper.

 Article déjà parue sur le site : http://europemaxima.com